2076. Côte est des Etats-Unis. Megalopolis est le centre névralgique d'une guerre géo-politique mondiale depuis qu'un attentat biologique en 2026 a divisé l'humanité en deux populations bien distinctes : ceux qui se battent pour le futur, et ceux qui font avec le présent.
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 [Lisbet/Sky] Kiss From Paris

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Sky Cervantes
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Son regard se posa sur la Tour Eiffel à travers la vitre du couloir du troisième étage de l’hôtel.
De près, elle n’était pas si grande en fait. Et puis elle avait cet aspect rouillé, tas de ferraille abandonné là, au milieu d’un pré qui n’avait presque pas d’herbe. Pourtant, quand Lisbet l’avait autorisée à aller la voir de près, elle avait eu toutes les peines du monde à résister de se mitrailler avec son HP pour envoyer plein de photos à tous ses contacts, partager son bonheur et sa joie, du genre de celle qu’elle ressentait enfant quand, miraculeusement, le père noël ne l’avait pas oubliée. Presque aussi intense que lorsque Garin lui avait fait une demande en mariage. C’était… magique.
Bon là, maintenant ça ne l’était plus du tout. Elle avait froid, les bras autour de son corps vêtu d’un simple débardeur et d’un shorty orné d’un mignon petit panda sur les fesses. Elle avait des sous-vêtements sexy, oui, mais ils étaient dévolus à une fonction toute particulière qui n’avait rien à voir avec celle qui la préoccupait maintenant.
Dans sa main droite elle serrait encore le mouchoir qui lui avait permis de stopper le saignement de son nez suite à la solide mandale qu’il avait encaissée. Elle devait réfléchir. Vite et bien. A poil, c’est pas facile. Paris. Putain Paris quoi ! Elle avait rêvé de cette ville. Elle avait rêvé que Garin l’y emmène, la lui fasse découvrir, lui parle français – elle adorait ça – et qu’ils s’envoient en l’air sur un bateau mouche, n’importe lequel aurait fait l’affaire, juste pour le romantisme. Non clairement, elle n’avait pas imaginé se retrouver bloquée dans le couloir d’un hôtel, grelottant, le cerveau embrumé et sans moyen de joindre la Boss.
Ah. Oui. Bonne remarque. Joindre la Boss. Il lui fallait un téléphone. Voilà, c’était ça. Trouver un téléphone.


Mots : Salle de bain, chien, agenda.






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Lisbet Miller
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Vraiment comment refuser une mission se déroulant à Paris, se retrouver au beau milieu d'une ville qui malgré les affres des années post bombardement a base de Yu, avait garder son aura de romantisme et de glamour. Bon sans compter le fait que c'était un nid d'espion noyer entre les hôtels  et autres établissement de luxe ou malgré tout la misère n'était jamais très loin non plus.

La mission était simple, du moins sur le papier, elles devaient récupérer des documents  contenu  dans une mallette d'un vendeur. Lisbet ne savait pas ce que contenait les dit documents, elle était pas payer pour ça, juste pour les récupérer et les ramener. La veille elles avaient toute les deux dîners au restaurant de l’hôtel mais le reste de le reste de la soirée se perdait dans la brume. Par contre le réveil avait été pour le moins humide.

Lisbet se réveilla visiblement la tête sous l'eau, une poigne ferme lui maintenant et l’empêchait de se dégager la tête. Elle avait beau lutter de toute ses forces pas moyen de se libérer, ses mains était lié dans son dos,  elle tenta de tout envoyer valser autour d'elle grâce a sa télékinésie mais rien ne se produisit. Enfin on lui souleva la tête brutalement hors de l'eau à peine le temps pour elle  de remplir ses poumons d'air, juste pour lui la replonger aussitôt, l'opération se répéta plusieurs fois sans qu'aucune question ne soit poser.

Malgré tout Lisbet avait reconnu la salle de bain de sa chambre d’hôtel, ou du moins d'une des chambres de leur hôtel. Elle n'avait pas réussi à apercevoir le molosse qui lui faisait faire trempette, mais il lui semblait bien avoir aperçu une voire deux ou plus autres présence. Cela faisait bien 6 ou 8 fois qu'elle avait eut droit au même traitement quand cette foi si un voix se fit entendre.

-Ou est l'agenda ?

Elle eut a peine le temps de tourner la tête vers la voix et de distinguer une personne visiblement assise sur une chaise dans un coin que sa tête replongea dans l'eau mais elle crut entendre la personne assise interpeller celui qui lui faisait boire la tasse et encore un foi sa tête fut brutalement ramener en arrière. Lisbet en profita pour recracher toute l'eau qu'elle avait put avaler et tenter de reprendre son souffle.

-Comment veux tu qu'elle répondre, je pense qu'elle a compris.....


Yu était capricieux ce n'est pas parce que la première foi cela n'avait pas marché que se serait vrais pour la seconde. Lisbet se concentra et insista sur son Yu pour projeter son tortionnaire, le seul effet visible fut le sang qui se mit à couler de son nez, et aussi le début de de mal de tête carabiné.

-oh tu vois maintenant elle vient de réaliser qu'elle ne peut utiliser son « pouvoir », alors ma belle je  n'aime pas me répéter, ou ce trouve l'agenda ?

Elle devait réfléchir vite observer son environnement, Il y avait le gros bras dans son dos, l'homme assit dans le coin et un chien allongé aux pieds de celui qui parlait. En y repensant le chien ne semblait pas la quitter du regard. Bon de toute évidence ces personnes étaient persuadés qu'elle avait en sa possession un agenda, c'était peut être ce que contenait la mallette mais elle ne l'avait pas , pas encore.

-en bas dans la boutique de l'hôtel ils en vendent des agendas ils en ont même en vrais papier.

L'homme au chien fit un signe et Lisbet fut « invité » à replonger la tête sous l'eau, c'était reparti pour un tour.

Mots: génie, menottes, baleine


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Sky Cervantes
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Les téléphones, dans un hôtel, ça ne devait pas manquer. Chaque client devait avoir le sien, il suffisait qu’elle tombe sur celui qui ne serait pas assez méfiant pour qu’elle le lui pique sans scandale. Mais à cette heure matinale, ce n’était pas gagné ! Beaucoup se levait à peine ou roupillait encore. Quelle idée de génie avait-elle eu encore !

Ils avaient identifié la cible quelques jours auparavant. Un homme tout ce qu’il y avait de plus banal, la quarantaine, tendance limite beauf. Trop d’ailleurs pour un type de cette importance d’après elle, mais elle avait gardé ses réflexions. Les documents que l’équipe devait récupérer n’avaient pas non plus été difficiles à trouver : ils étaient certainement dans la mallette noire qu’il gardait constamment sur lui, accrochée solidement à son poignet par une paire de menottes dont lui seul, ou un de ses innombrables gardes du corps, avait la clé.
Après plusieurs plans d’action tous plus infructueux les uns que les autres, Sky avait fini par suggérer une approche moins subtile, voire carrément outrancière, mais au moins efficace. L’homme s’emmerdait ferme dans cet hôtel, ce n’était pas un secret. Elle avait hacké la connexion de sa chambre et avait pu constater la quantité de porno qu’il ingurgitait pour tuer le temps. Il ne lui avait pas fallu longtemps pour franchir le pas et passer à la consultation des sites d’Escort.
La Boss avait aussitôt apprêté une de ses agents : talons aiguille, robe moulante et tout le toutim. En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, la fille ressemblait à la photo du site. Tout s’était déroulé comme sur des roulettes. Beaucoup de champagne (au frais de la Waleman. Sky en avait demandé un peu mais elle avait eu une fin de non-recevoir. Le champagne, c’était pour fêter une mission rondement menée. Dommage), quelques promesses, un peu de savoir-faire et la donzelle s’était retrouvée dans la chambre de l’homme. Via ses cam personnelles, celle de son HP et de son portable, ils avaient pu observer le bon déroulement de l’action. Il était convenu que la demoiselle attendrait que la chambre soit endormie pour crocheter la mallette et se tirer avec son contenu.

Mais tout avait foiré vers 2 heures du matin, alors que l’équipe avait quitté son poste, la Boss sereine d’avoir vaincu sans coup férir, laissant derrière elle Sky en sentinelle. Quand le hack a été débusqué et évacué, perdant là leur seule fenêtre sur la chambre, Minette avait senti la sueur lui couler dans le dos. Puis elle avait reçu un ultime message d’appel à l’aide de la part de l’agent en place, avant que la communication ne soit définitivement coupée. Son premier réflexe fut d’alerter Lisbet mais, surprise, leurs propres moyens de com furent hackés à leur tour. Ca sentait la merde. Pire, ça sentait le sapin.
Il lui fallut réfléchir vite. Sa priorité fut de porter secours à l’agent sur place. Sky ôta son jean, enleva ses chaussures, défit ses cheveux et s’équipa d’un petit flingue discret qu’elle glissa dans son dos, sous l’élastique de son soutif. Elle courut jusqu’à la porte et… frappa. Discrètement, gentiment, comme la jolie petite blonde qu’elle était, et qui venait rejoindre sa copine pour un extra. C’était la pire idée qu’elle n’ait jamais eu, mais elle n’en avait pas eu d’autres. Mais au moins on lui ouvrit. Sauf que la baleine qui se tenait dans l’encadrement de la porte n’était fichée dans aucun de leurs dossiers d’observation. Ce type-là, énorme, elle ne le connaissait pas. Sky afficha son plus beau sourire, inspira et se lança. Il sembla hésiter une fraction de seconde mais finalement s’effaça et la laissa entrer. Les ténèbres régnaient partout. Et elle aurait juré percevoir l’odeur écœurante et métallique caractéristique du sang chaud. Pourtant, elle ne recula pas.

Mots : Crayon, New-york, Echafaudage






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Lisbet Miller
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Bon visiblement les gus-gus étaient persuadés qu'elle avait ce fameux agenda, ou du moins qu'elle connaissait sa localisation. Son équipe avait elle réussi sa mission finalement, mais ou étaient ils tous passé ? Non elle chassa ses interrogations pour le moment elle devait se focaliser sur sa survie. Une image fugace lui traversa l'esprit, le minois faussement innocent de Sky, Lisbet la chassa presque avec dégoût. Depuis le début son instinct lui disait qu'elle faisait une erreur en s'accoquinant de la petite merdeuse. Alors qu'elle s'en foutait de la survie des autres, Sky devait être la deuxième faiblesse de Miss Miller et encore l'autre cas n'était il tout au plus qu'un souvenir, un agréable souvenir mais qu'elle avait laisser derrière elle.

Non elle n'allait pas mourir ici dans ce pays de bouffeur de grenouille, non elle refoutrais les pieds dans ce qui fut jadis New-York, son Yu était bloqué la belle affaire, Lisbet n'en restait pas moins dangereuse. Quand le colosse lui souleva de nouveau la tête hors de l'eau sans ménagement, elle repéra l'échafaudage du ravalement de façade à l'extérieur, si elle pouvait se débarrasser quelques secondes de l'emprise du gros bras c'était son issue de secours. A peine le temps de reprendre son souffle qu'elle sentit la poigne de l'hercule pousser à nouveau sa tête puis la pression disparut instantanément alors que des morceaux de verres s'éparpillait tout autour. Par réflexe elle plongea au sol derrière la baignoire.

De la elle put contempler la montagne de muscle qui s'affala au sol, avec comme indice la petit troue dans son front et les reste de ce qui lui tenait lieu de cervelle éparpiller derrière lui. Cela devait être l’œuvre d'un sniper, l'homme au chien semblait avoir compris la situation lui aussi car il avait trouver refuge derrière le jacuzzi. L'échafaudage n'étant plus une option Lisbet ne perdit pas de temps en réflexions, se contorsionnant derrière son couvert pour passer ses mains lié devant elle au prix d'une épaule déboîtée, qui la fit hurler de douleur.

Elle tenta le tout pour le tout et quitta sa planque pour défoncer la porte menant à la chambre de son autre épaule. La dite porte s'ouvrit et Lisbet se vautra en beauté de l'autre coté s'affalant au sol comme une merde. La douleur dans son épaule lui arracha encore un cri et des larmes de douleurs coulaient sur ses joues. Elle n'avait même pas réaliser qu'un crayon lui avait traversé la main droite et qu'elle pataugeait dans une marre de sang.

Mots : joue, collants, farine


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Sky Cervantes
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La pièce est sombre mais l’odeur du sang est bien présente. Inutile d’avoir des yeux, un nez suffit. Sky traverse courageusement le petit vestibule. En longeant le mur du petit salon, elle perçoit une autre présence assise dans un fauteuil cosy. Un homme ? Une femme ? Impossible de savoir quoi que ce soit sur l’individu. Les volutes d’une cigarette monte sensuellement jusqu’au plafond.
Sky ne s’attarde pas et vas directement à la chambre.
Une fois la porte close dans son dos, elle ferme les yeux.
Respirer calmement.
Se concentrer.
Ecouter les bruits de l’autre côté de la suite.
Quand elle pose enfin son regard sur la scène, elle n’est pas déçue du voyage.
Leur cible est étendue sur le lit King size, nu comme un ver. Pas de présence de l’agent.
La mallette est ouverte. C’est la première chose qu’elle remarque. Au sol, une quantité de papiers blancs est étalée, vierges.
Du bruit en provenance de la salle de bain.
Sky glisse une main dans son dos, prête à s’équiper de son arme de fortune, mais la jeune femme qui fait son apparition lui est bien connue.
Elle pousse un soupir de soulagement.
La femme semble déçue de la voir, mais très vite son expression change.
− C’est toi ! dit-elle d’une voix ferme.
Quand elle s’approche, Sky remarque les hématomes sur ses joues.
Son collant sexy est complètement déchiré.
− Ca va ? J’ai eu ton message ! Qu’est-ce qu’il se passe ? C’est qui ces types ?
− Ca va oui. J’ai aucune idée de qui ils sont.
Tout en parlant à voix basse, elle s’affaire dans la chambre, semblant chercher quelque chose.
− Je ne les ai pas entendus. Ils devaient avoir un pass. Ils ont débarqué juste quand j’allais ouvrir le porte-document.
Elle interrompt son mouvement et observe Sky longuement.
− T’as un flingue ?
Minette hoche la tête mais ne fait pas le moindre geste pour le lui donner. La femme s’impatiente.
Rien ne lui dit que cet agent maitrise moins bien l’arme qu’elle. En fait si. Son ego. Son ego le lui dit. Sky capitule et sort son butin de sa cachette.
− Parfait, répond la femme.
Elle vérifie le chargeur et observe une nouvelle fois la blondinette.
− T’es la nouvelle recrue toi, la hackeuse !
Sky opine.
− Super ! C’est bien ma chance, putain… L’Ours avait piscine ?
− Y’a que moi qui ai eu ton message. On s’est fait hacker.
− L’arroseur arrosé ? Génial, manquait plus que ça.
− J’suis venue parce que j’trouvais pas la Boss et personne à contacter. T’étais en danger alors…
L’agent lui retourne un regard indéchiffrable et lui sourit enfin.
− C’est gentil de pas m’avoir abandonnée sur le terrain.
Et comme si elle ne pouvait pas s’empêcher d’être cassante, elle ajoute :
− Ca fera juste deux cadavres au lieu d’un.
Elle se laisse tomber sur le lit et soupire.
− Ils ont ouvert la mallette. Ils se sont même pas inquiété que le type bougeait pas. Ils ont fait la gueule quand ils ont vu que y’avait que du papelard dedans.
Elle se tourne vers le tas de feuillets sans intérêt.
− Ils m’ont tabassée en me demandant où était l’agenda, mais quand ils ont vraiment admis que j’étais qu’une pute, ils m’ont juste dit de rester là.
Son regard fait le tour de la chambre. Sky n’a pas osé bouger.
− Maintenant, grâce à toi, ils savent que je n’en suis pas une. Ils t’ont laissée passer ?
− Ils ont eu l’air de gober mon histoire…
− T’as dit quoi ?
− Que je venais parce qu’il avait demandé une deuxième fille.
− Et ils t’ont pas fouillée ?
Sky hausse les épaules.
− J’suis presque à poil et dans le noir…
− Presque.
− C’est mieux que complètement à poil, lance-t-elle sur un ton de défi, et moi au moins j’ai un flingue.
Puis ses yeux se baissent sur les mains de la femme.
− J’avais.
Un silence pesant s’installa.
− Bon écoute, reprit l’agent. Il va faire jour dans deux heures à peu près. Tu peux remettre en route le système de com’ ?
− J’peux essayer.
− Bien.
L’agent se lève et va jusqu’à la salle de bain.
Quand elle revient, elle tend à Sky un petit objet transparent à peine plus gros que l’ongle.
− C’est l’interface mobile. J’l’ai planqué derrière le miroir avant qu’ils le trouvent.
Sky le prend entre ses doigts. Un bon point de départ pour accéder au réseau.
− Ca risque de me prendre du temps… le hackeur avait l’air balaise.
− Tu peux essayer ?
Minette hésite, mais hoche la tête.
Pas la peine de le lui demander deux fois, en une fraction de seconde la voilà dans le réseau de l’intercom.
C’est noir, opaque, vide et froid. Il n’y a rien ni personne. Il lui faut trouver le fil d’Ariane qui lui permettra de retrouver le wire privé de la Waleman, celui de la Boss.
Elle cherche.
Se perd.
Tourne en rond.
Reviens au départ.
Hésite.
Prend des risques.
Recommence.
Et après ce qui lui a semblé juste une petite dizaine de minutes, elle exulte. La lumière revient et le vide recule : là, c’est le réseau de l’hôtel. Elle saute dessus, le retourne, se l’approprie. Bientôt elle retrouve l’intercom de The Eye.
Elle y connecte celui de l’agent.
Ouvre les yeux.
Il fait jour.
Elle est allongée sur le lit.
Le soleil frappe la large vitre de la chambre.
La femme est penchée sur elle, les hématomes de son visage plus bleus que jamais.
− Tire-toi ! lui dit-elle avec fermeté.
Du bruit dans la salle de bain.
− Il est réveillé, tire toi !
Sky lui rend le petit appareil, désorientée. Comment dix minutes ont pu devenir des heures ? Elle ne prend pas le temps de répondre à la question. Elle se relève. Chancèle. Respire.
Enfin elle franchit la porte.
L’individu fumeur de cigarette n’est plus là. Le salon est vide. Reste une vague odeur de tabac froid.
Elle se précipite vers la sortie mais la baleine lui barre la route.
− T’as bien l’air pressée de partir, qu’il lui sort dans un sourire concupiscent.
Sky le laisse approcher, sur le qui-vive.
Sa grosse main moite se pose sur son avant-bras, vise sa hanche. Le sourire s’élargit. Sans prévenir, elle lui retourne une droite de sa main libre.
L’homme encaisse dans un grognement et lui rend la pareille.
Il est nettement plus fort. Son nez explose de douleur et de sang.
− PETITE PUTE ! qu’il rage.
Mais il ne semble pas vouloir lui apprendre les bonnes manières et, avec les siennes, la jette hors de la suite, dans le couloir.
C’est seulement quand le sang arrête de couler que son cerveau arrive à se remettre en marche. Il lui faut un téléphone.
Au détour du couloir, elle entend des voix.
Un couple.
Sky court jusqu’à eux et manque de leur rentrer dedans.
En quelques secondes elle les assomme d’informations inutiles et de charabia incompréhensible. Son bagout naturel, son nez cassé lui donne la patine de vérité dont elle a besoin. Elle les roule dans la farine avec une facilité déconcertante.
L’homme lui permet d’appeler sa mère.
Plonger. Trouver le réseau. The Eye. L’agent. Mais toujours pas de Boss. Alors Sky envoie le message d’alerte au sniper, lui demandant de s’assurer que la chambre de Lisbet est bien sécurisée.
En sortant du réseau, elle baragouine un mot du genre « répond pas » et ne manque pas de rendre le téléphone emprunté.
Elle va aller s’en chercher un autre qu’elle pourra garder cette fois, mais d’abord, elle doit retrouver une mine convenable.

Mots : Journal, Déodorant, Masquer






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Lisbet Miller
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Dans la salle de bain, elle entend du mouvement et des impactes, avec un peut de chance c'est The Eye qui tient le fusil de snipe. Mais autant ne pas traîner dans le coin, plus facile a penser qu'a réaliser. Son épaule déboîter la fait souffrir, ses mains son ligotés à la hauteur de ses poignets et.....elle a un putain de crayon planter dans la main droite.

Lisbet serre les dents, réussi à se dresser sur ses deux jambes et commence par prendre la direction du salon de sa suite. En passant au niveau du cadre du dressing-room, la jeune femme inspire un bon coup et remet son épaule en place d'un violent coup contre le bois du montant. Cela est encore moins agréable que d'avoir l'épaule déboîtée, la douleur est plus fulgurante encore mais après c'est largement moins pire.

Une forme sombre bondit vers elle, elle a juste le temps de l'esquivé par une roulade au sol. Ce n'est pas un bipède mais bien ce foutu clébard. La Bête ne perd pas son temps et s'apprête à planter ses canines démesurées dans sa carotide. Lisbet bloque cette nouvelle attaque en bloquant la gueule du doberman boosté au Yu avec sa mains croisées et en lui enfonçant de toute ses forces son genoux dans le flanc a plusieurs reprise. Elle voyait déjà les gros titre du journal : « terreur dans un palace parisien, un Yudoberman massacre les clients, que fait le gouvernement ? ».

L'animal malgré les coups ne semble pas vouloir lâcher sa proie, Lisbet sent comme un picotement a l'arrière de son crane, comme si …..... oui elle le sent son Yu est de retour pas complètement mais … Elle se concentre sur le crayon toujours planté dans sa main droite, ce dernier bouge. Avec sa télékinésie elle le dégage de sa main et le plante dans l’œil du sac a puce mais ce dernier ne s'arrête pas, insensible. La fausse brune n'hésite pas alors et d'une dernière poussé télékinétique enfonce le crayon jusque la cavité crânienne du chien. Ce dernier s'écroule sur elle prit de derniers spasmes, Lisbet se dégage et se dit qu'elle pue la sueur, le chien et le sang, aucun déodorant n'arrivera à masquer l'odeur. 

D'un dernier regard vers sa chambre et elle trouve l'origine du sang, une femme et un homme dévêtue gisent sur le lit. Lisbet n'a aucun souvenir de les avoirs fait monter, d’ailleurs elle se souvient toujours pas de la fin de son dîner....La porte menant a la suite s’ouvre brutalement défoncé a coup de bélier. La boss écoute son instinct et se précipite vers le balcon, quand une violente décharge électrique la stoppe dans son élan. La suite est investit par des hommes du GIGN ou du moins ils sont habillés comme tel.

Mots : Amer, Ouïe, Gland


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