2076. Côte est des Etats-Unis. Megalopolis est le centre névralgique d'une guerre géo-politique mondiale depuis qu'un attentat biologique en 2026 a divisé l'humanité en deux populations bien distinctes : ceux qui se battent pour le futur, et ceux qui font avec le présent.
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 [MISSION Réussite] [David] Quand David mène l'enquête...

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David Foster
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Juin 2074


L’enquête sur les docks avait été un véritable succès. Non seulement nous avions saisi des kilos de drogue pure (ce qui n’allait vraiment pas faire plaisir au cartel que nous recherchions, et ça ferait toujours ça de moins en circulation), mais en plus, nous avions arrêté un des membres du réseau. Et j’étais sûr que nous allions pouvoir en tirer quelque chose. McNeal n’était pas doué sur le terrain, mais en interrogatoire, je devais bien reconnaitre que j’avais rarement vu meilleur que lui. Cette réussite nous avait propulsés, mon coéquipier et moi, à la position d’agents qui obtiennent de bons résultats. Mais pour moi, la « victoire » avait un arrière goût. Mon altercation avec l’un des docker qui s’était enfui m’avait valu de rencontrer un psychologue. Quelque chose que j’avais encore du mal à accepter. Je n’avais d’ailleurs toujours pas pris la décision de recontacter Mademoiselle Sullivan alors que le délai était quasiment passé.

Quoiqu’il en soit, cette altercation avait ouvert une nouvelle piste dans l’enquête. Ce docker cachait quelque chose. Simple clandestin ? Implication membre du cartel ? Ou quelque chose de plus gros encore ? Je n’en avais pas la moindre idée, mais mon instinct me disait qu’il n’était pas net. Je voulais savoir qui il était, je voulais savoir ce qu’il cachait. Et pas uniquement à cause de ses menaces à peines voilées sur Angie. J’avais envoyé mon arme avec ses empreintes au labo dès que nous étions rentrés de la mission, avant même d’aller soigner mes hématomes et faire examiner mes côtes (il avait tapé drôlement fort quand même le docker, je craignais d’en avoir une ou deux de félées). J’attendais toujours les résultats quand mon téléphone sonna.

- David… tu devrais descendre aux labos. J’ai tes résultats.

La personne que j’avais au bout du fil ne me laissa pas le temps de dire quoique ce soit avant de raccrocher. Je fronçai les sourcils, me levai de mon siège et me dirigeai vers l’ascenseur. Les labos étaient installés dans les sous-sols du bâtiment. C’était là que travaillait notre légiste, le docteur Donaldson et notre hackeuse de génie,  Maya (oui, elle, on l’appelait par son prénom et elle nous le rendait bien), qui venait de m’appeler.

- Alors ? Pourquoi tu m’as fait descendre Maya ?

Pour toute réponse, elle fit pivoter l’écran de son ordinateur sur lequel clignotait en gros le message « accès au dossier refusé ».

- Ton suspect… il est très suspect.

Et elle se lança dans des explications, en marchant en long et en large et en agitant les mains.

- J’ai relevé les empreintes sur ton arme et je les ai soumis à mon logiciel. Ca a pris du temps, mais j’ai trouvé une concordance. Sauf que je ne peux pas accéder à son dossier personnel. Il est classé « secret défense ».

Je fronçai les sourcils. « Secret défense »… alors mon intuition était bonne, il y avait quelque chose de louche avec ce type. Et je pouvais déjà rayer ma première hypothèse : ce n’était pas un simple clandestin.  

- Tu sais de qui émane ce dossier ?

Maya fit une moue gênée et secoua la tête.

- Et tu peux le savoir ?
- Je vais essayer, mais je ne te garantis rien. Quoiqu’il en soit, c’est certainement une institution gouvernementale, de notre pays ou d’un autre. Ce sont les seuls à pouvoir ainsi bloquer l’accès à certains dossiers.
- Ok, merci Maya. Tu me tiens au courant ?

Elle m’adressa un sourire et moi, je remontai à mon bureau. Il y avait quelque chose de pas net dans cette histoire. Je ne cessais de le répéter. Il fallait que j’en aie le cœur net. El le meilleur moyen d’en savoir plus, c’était de remonter au début de la piste. Et la piste, elle partait de là. Ce type bossait sur les docks, il devait forcément avoir parlé à certains de ses collègues, l’un d’entre eux savait peut-être où il était ?

- McNeal, on retourne sur les docks.

Je savais que ce serait difficile. Depuis l’intervention, j’étais grillé, McNeal aussi. Chacun des dockers avec lesquels j’avais « travaillé » ces quelques jours savaient désormais que j’étais du FBI. Cela n’allait pas me faciliter les choses…

En arrivant sur les lieux, je repérai immédiatement les regards hostiles qui convergeaient vers mon équipier et moi-même. Rien d’étonnant. Je parcouru du regard les visages à la recherche d’un en particulier, qui serait moins hostile que les autres. Et je finis par le repérer rapidement. J’attendis que l’homme s’éloigne un peu du groupe pour m’avancer vers lui.

- Bonjour…

C’était l’un des clandestins que nous avions rattrapés et que nous avions relâché sur mon ordre après avoir compris qu’il n’avait aucun lien avec le trafic de drogue. Je sentis la tension de McNeal derrière moi. Il avait été totalement opposé à cette décision. Mais nous n’étions pas là pour arrêter des clandestins ce soir-là. Et puis, en discutant avec lui, il avait fini par comprendre ma position. Deux équipiers qui pensent la même chose, c’est primordial.

J’étais un peu étonné de le revoir là. A sa place, je crois que je serais parti, j’aurai quitté la ville ou tout simplement changé de boulot. Après tout, maintenant, au moins deux membres du FBI savaient qu’il travaillait ici et qu’il était clandestin, c’était un peu risqué de rester. Mais il devait avoir de bonnes raisons.

Il releva la tête vers moi et nous jeta un regard inquiet. Il nous avait reconnu.

- Ne t’inquiète pas, aujourd’hui non plus, je ne suis pas là pour toi. Je cherche un gars qui travaillait avec nous le soir de la saisie

Je sortis une feuille de papier de ma poche et la dépliai. J’avais réussi à faire un croquis de l’homme que j’avais poursuivis sur les quais. Et j’étais assez doué en dessin pour que ça soit ressemblant. Je mis la feuille sous le nez du clandestin

- Pas très grand, brun, la petite vingtaine. Tu vois de qui je parle ?

Le clandestin me regarda et commença par secouer la tête. Je ne m’attendais pas à une autre réponse à vrai dire. Alors j’abattis ma première carte. La seule que j’avais en fait.

- Ecoute, je crois que tu me dois un service non ? Après tout, c’est moi qui ai donné l’ordre qu’on te laisse tranquille. Je pourrais très bien ordonner à mon coéquipier ici présent de t’arrêter. Il ne demande que ça.

Comme pour prouver mes dires, McNeal fit un pas en avant, portant la main sur sa ceinture à l’endroit où se trouvait sa paire de menottes. Jouer à gentil flic/méchant flic, c’était un classique. Et croyez le où non, j’excellais dans les deux rôles.
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David Foster
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[Désolé pour ce deuxième post pas très utile, mais il semblerait qu'on ne puisse pas lancer les dés sur un premier post...]

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Angela Foster
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[quel boulet... me suis plantée de compte... et je peux pas le supprimer pour corriger... Bref, ce post compte pour David]

Le clandestin regarda McNeal, puis moi. J’étais bon en infiltration, le meilleur de ma promotion, j’étais capable de jouer n’importe quelle émotion. Et jusqu’à présent, personne ne m’avait démasqué. Le clandestin hésita encore un moment puis sembla croire à notre petit numéro. En même temps, c’était tellement plus simple de coopérer.

- Il s’appelle Garin. C’est tout ce que je sais. Il travaille régulièrement ici, mais on ne l’a pas revu depuis l’autre jour.

Garin donc… Je notai ce nom dans un coin de ma tête. Le fait qu’il ne soit pas revenu travailler ne m’étonnait nullement et au regard que McNeal me lança, je compris qu’il était de cet avis.

- Tu ne sais vraiment rien d’autre ? Son nom de famille, où il vit ? Vous n’avais jamais discuté ensemble ? Il ne t’a jamais rien dit sur lui ?

Le clandestin haussa les épaules et secoua la tête.

- Il n’est pas très bavard. Je ne l’ai jamais vu discuter avec qui que ce soit. C’est quelqu’un de très discret. Il fait son boulot et basta. Il n’a jamais cherché à se lier d’amitié. Pas avec moi en tous cas.
- Ok… Et est-ce que par hasard tu connaitrais quelqu’un qui pourrait nous en dire plus ?

Il sembla hésiter un instant. Son regard passa sur moi et se posa sur McNeal, lequel esquissa le geste d’approcher sa main de son arme. Le « mauvais flic » jouait son rôle à la perfection.

- Ben y’a… Hatty, il sait toujours tout sur tout. Il pourra peut-être vous donner plus d’infos.
- Super. Et on le trouve où ce Hatty ?
- Il traine souvent du côté du bar là, le…

Le clandestin se gratta la tête un moment, comme s’il réfléchissait intensément.

- Le Black Sails. Vous le reconnaitrez parce qu’il porte toujours un chapeau et il est noir. Plus petit que moi, et assez mince. Mais…

Il tendit la main vers moi, semblant hésiter.

- Il aime pas tellement les flics.
- On va se débrouiller. Merci.

Je me détournai du clandestin et revins vers mon coéquipier. Nous fîmes quelques pas le long du quai, à établir une stratégie. Mais tandis que McNeal  réfléchissait à comment approcher ce Hatty, moi, je songeais à Angie. Elle connaissait ce Garin. Je l’avais compris à l’échange qu’on avait eu lui et moi. Qu’est-ce qu’elle savait de lui ? Je n’en avais pas la moindre idée mais…

- Tu m’excuses deux minutes ?

Je m’éloignai de McNeal et décrochai mon portable.

- Salut Angie, c’est moi. Hum dis moi, tu connais quelqu’un du nom de Garin ?
- Euh… oui. Enfin, connaitre c’est un bien grand mot, je ne l’ai vu que deux fois. Pourquoi ?
- Qu’est-ce que tu sais de lui ?
- Pas grand-chose. Mais pourquoi tu me parles de Garin ? Comment tu le connais ?
- C’est pas important. Mais dis moi tout ce que tu sais sur lui, c’est très important.

Merde, quelle idée j’avais eue d’appeler Angie ? Je savais d’avance que ça se passerait comme ça, qu’elle ne me lâcherait pas tant que je ne lui aurais pas fourni d’explication valable.

- David, comment tu le connais ?
- Ok, je te raconterai tout quand je serai rentré, je te le promets, mais réponds à mes questions Angie, je dois le retrouver.

Peut-être qu’elle avait senti l’urgence dans ma voix. Ou tout simplement que pour une fois, qu’elle a su faire la différence entre le frère auquel elle tenait habituellement tête et l’agent du FBI avec lequel il vaut mieux coopérer. Toujours est-il qu’elle a hésité quelques secondes et qu’elle a finit par parler.

- Je sais pas grand-chose. Juste qu’il s’appelle Garin, il est un peu plus grand moi. Je crois qu’on a le même âge. Il est châtain, il me semble, avec les yeux d’une drôle de couleur. Et c’est un positif. Non, plutôt un candidat. Attends…

Elle laissa quelques secondes passer, comme si elle fouillait sa mémoire.

- Oui je crois que c’est ça, un candidat...

Un candidat ? Intéressant, ça pouvait peut-être expliquer certaines choses. Comme le fait que ma balle ne lui ai même pas tiré quelques gouttes de sang.

- Tu sais quel pouvoir il a ?

Le silence au bout du fil me permit de comprendre qu’une fois de plus, elle fouillait dans sa mémoire.

- J’en sais rien, non je crois pas.
- Ok. Qu’est-ce que tu sais d’autre ? Il a dit où il vivait ?
- Sérieux David, tu connais ma mémoire ! S’il me l’a dit, je m’en souviens plus. Ca fait un moment déjà !
- D’accord, c’est bon. Merci, à ce soir.
- Attends. Tu veux vraiment rien me dire ? Il a des ennuis c’est ça ?
- Je t’en parlerai ce soir. Je dois te laisser.

Je raccrochai et revins vers mon coéquipier, songeur. Un candidat… Je savais ce qu’étaient les candidats, bien sûr. Je savais aussi que beaucoup d’entre eux étaient intégré à des organisations gouvernementales de type service secrets. Petit à petit, je remettais les éléments du puzzle dans l’ordre. J’avais donc un candidat dont le dossier était classé secret défense. C’était louche, mais je commençais à entrevoir une explication. Si seulement Maya pouvait savoir qui avait classé ce dossier !

- Alors, on fait comment pour le Hatty ? T’as entendu le clandestin, il aime pas les flics. Il va nous sentir arriver à des kilomètres.
- Il faudrait qu’on ait un marché intéressant à lui proposer. Quoiqu’il en soit, pas question de se faire passer pour autre chose que ce qu’on est, depuis l’autre soir, on est grillé. Tout le monde sait qu’on est du FBI.

Je pris une profonde inspiration et réfléchis. Ce type, Hatty, s’il était comme le clandestin l’avait dit, ce serait un parfait indic. Il fallait que j’arrive à trouver un moyen de le faire parler. Qu’il me dise ou trouver ce dénommé Garin, d’abord. Et qui sait, il savait peut-être des choses sur le trafic de drogue sur lequel nous enquêtions ?

- Bon, on va commencer par voir s’il est dans ce bar, comme l’a dit le clandestin. Et ensuite, on avisera.

McNeal acquiesça et nous nous mîmes en recherche du dit établissement. Le Black Sails se trouvait à l’angle d’une rue qui quittait les docks. C’était un bar plutôt miteux, vu de l’extérieur. Fréquenté par les marins et les dockers. Le genre de bar où les contrôles sanitaires auraient fort à faire. McNeal et moi poussâmes la porte. Evidemment, les regards convergèrent sur nous. Que pouvaient bien faire deux mecs en costard-cravate dans un bar sur les docks hein ?

Nous nous avançâmes au comptoir et nous juchâmes sur deux tabourets.

- Deux bières s’il vous plait.

Je me tournai vers McNeal, il fallait qu’on se fonde dans le décor.

- Alors, le bateau avec la marchandise, il arrive quand ?

Tout en parlant, je scrutai discrètement les personnes présentes dans le bar,  à la recherche du dit Hatty. Avec la description que nous avait donnée le clandestin, on devrait le trouver sans trop de difficultés.

Suspens...:
 
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David Foster
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Je parcourus la salle du regard tout en buvant une gorgée de ma bière. Il y avait un type, dans un coin, qui ressemblait beaucoup à la description que le clandestin m’avait faite d’Hatty. Restait désormais à trouver comment l’aborder sans le faire fuir. Tout en marchant en direction du bar, j’avais confié mes pensées à mon coéquipier. Allez savoir pourquoi, enquêter avec lui aujourd’hui me le rendait moins… exaspérant. Si on peut dire. Un jour, peut-être, je saurais l’apprécier à sa juste valeur.

Quoiqu’il en soit, nous l’avions en visuel maintenant. Il était temps de réfléchir, vite et de trouver une solution. Je sirotais ma bière tout en écoutant McNeal d’une oreille distraite. Celui-ci jouait parfaitement son rôle d’homme d’affaire inquiet pour sa marchandise. Je lui répondais, quelque fois, pour donner le change. Et puis il me vint une idée.

Je sortis mon téléphone portable de ma poche et fis semblant de montrer quelque chose à mon coéquipier. Je profitai d’un moment d’inattention de la part d’Hatty pour le prendre subrepticement en photo. Avec un peu de chance, Maya pourrait en tirer quelque chose et nous obtenir quelques informations sur ce type. Je continuai mon petit manège avec mon portable quelques minutes encore.

- Tiens regarde les derniers chiffres ! Ils sont en baisse, si on ne récupère pas vite cette marchandise, on est mal. On a des tonnes de commandes qui attendent. Mais comment tu veux qu’on livre qui que ce soit si on n’a pas la moitié du matériel ? On a pris un retard considérable, et si nos clients annulaient leur commande pour se tourner vers un concurrent ?

Je vidai ma bière, me levai de mon tabouret et rangeai mon portable.

- Bon, c’est pas le tout, mais ma femme va encore me faire une scène si je suis en retard pour le dîner.
- Passe mon bonjour à Patty !

Je laissai un billet sur le comptoir et sortis du bar. Nous n’avions pas échangé un mot de plus avec McNeal, mais je savais qu’il avait compris le message. Je l’attendais dehors, hors de vue du bar. Il me rejoignit quelques instants plus tard, le temps de finir sa propre bière et de payer sa consommation.

- Alors, on fait quoi maintenant ?

Je sortis à nouveau mon portable et montrai à McNeal la photo que je venais de prendre.

- Maya arrivera sûrement à en tirer quelque chose.

Joignant le geste à ma parole, j’envoyai la photo à notre collègue accompagnée d’un simple message : « trouve moi tout ce que tu peux sur ce type ».

- Et en attendant qu’elle trouve quelque chose ?

Je haussai les épaules.

- Tu as entendu le clandestin, Hatty fréquente très régulièrement ce bar. On va s’assurer que c’est bien le cas et on viendra le cueillir dès qu’on en saura plus sur lui. Si on veut que ce type coopère avec nous, il va nous falloir de bons arguments.

McNeal hocha la tête. C’était un plan qui lui semblait foireux, à moi aussi d’ailleurs. Je n’aimais pas ça. Nous avions ce type sous la main, c’était idiot de prendre le risque de le laisser filer pour, peut-être, ne plus le retrouver. Mais le clandestin avait été formel, Hatty n’aimait pas les flics, si nous lui tombions dessus sans être préparés, il ne coopérerait pas et nous n’aurions rien pour le retenir. Nous ne pouvions rien faire de plus ce soir, et rester là plus longtemps c’était prendre le risque de nous faire repérer. Aussi nous prîmes tous les deux le chemin du retour.




Maya me rappela le lendemain.

- David, j’ai quelque chose pour toi. Tu peux venir au labo s’il te plait ?

J’interpellai McNeal et nous descendîmes aux nouvelles. Maya était en train de pianoter sur son clavier quand j’ouvris la porte. Elle se retourna rapidement vers nous et me décocha un de ces sourires qu’on pourrait qualifier de victorieux, un poil enjôleur.

- J’ai des informations pour vous.

Elle fit pivoter son écran pour que nous puissions le voir d’où nous étions. La photo d’Hatty était en plein écran, mais pas celle que j’avais prise.

- La photo que tu m’as envoyée était d’assez bonne qualité pour que je puisse utiliser la reconnaissance faciale. J’ai trouvé ton homme.

Elle pianota à nouveau sur son clavier et des informations apparurent.

- Il s’appelle Cliff Howard, né en 2039, à Mobile, en Alabama. Négatif. Connu des services de l’ordre. Vol à l’étalage, conduite sans permis, délits plutôt mineur. Actuellement recherché pour trafic de drogue en Georgie. Il avait totalement disparu de la circulation. Comment tu as fait pour le retrouver ?
- Pure coïncidence. Merci Maya.
- Tout le plaisir est pour moi.

Elle nous adressa un clin d’œil et se remit à pianoter. Je regardai McNeal et celui-ci me répondit avec un sourire.

- On retourne au Black sails ?
- C’est ça.

Nous remontâmes récupérer nos vestes et prîmes la direction du bar où nous avions vu Hatty la veille.


sera là, sera pas là, telle est la question.:
 
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David Foster
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Malheureusement, nous venions de faire chou blanc, Hatty n’était pas là. Ce n’était pas pour arranger nos affaires tout ça. Le Black Sails était la seule piste que nous avions. C’était déjà la deuxième fois que nous mettions les pieds dans ce bar. A venir trop souvent, nous risquions de nous faire démasquer. D’autant que nous étions déjà connus des dockers. Avec la saisie de l’autre soir, ma couverture était tombée et McNeal avait été projeté sur le devant de la scène en même temps que moi. La seule chance que j’avais encore de passer inaperçu, c’est que ce soir là, j’étais habillé comme n’importe quel docker, avec un jean et un débardeur quelques peu usés par le travail, et j’étais moi-même assez sale d’avoir bossé toute la journée. Mais, à mon sens, ce n’était pas suffisant pour ne pas faire le rapprochement. Ou alors il faudrait que j’ai une putain de sacrée bonne étoile.

Bref, nous avions raté Hatty et cela nous mettait dans la panade, si je puis dire.  Nous n’avions plus qu’à chercher un autre moyen de lui mettre la main dessus. Ou alors, nous pouvions attendre quelques temps, histoire de se faire oublier, et revenir dans ce bar d’ici quelques semaines. Mais j’étais trop pressé.

- Et maintenant ?

Je levai les yeux vers McNeal. Comment ça « et maintenant » ? Quelle question idiote ! Je haussai les épaules, à court d’idées.

- Je crois qu’il ne nous reste plus qu’à rentrer au bureau.

Mon coéquipier hocha la tête et nous nous mîmes en marche. Tandis que nous traversions la rue pour rejoindre les docks sur lesquels McNeal avait garé sa voiture, nous croisâmes une silhouette silencieuse qui me sembla familière. Je m’arrêtai et me retournai pour la suivre du regard tandis qu’elle s’éloignait de nous. Un type pas très grand, plutôt mince, noir à priori et qui portait un chapeau.

- Foster ? Qu’est-ce que tu fais ?

Je posai mon index sur mes lèvres pour enjoindre à mon collègue de se taire et indiquait la silhouette qui continuait à s’éloigner de nous.

- C’est notre homme, chuchotai-je.

Il était temps d’agir. Hatty était seul, au beau milieu de la rue. Cette chance ne se présenterait pas une seconde fois. Je retirai ma cravate et ma veste et les jetai à McNeal qui les retint de justesse. Je posais également sur la pile mon holster et mon arme de service et glissai mon insigne dans ma poche, de façon à ce que mon futur interlocuteur ne la voit pas tout de suite.

- Tu restes là, ok. S’il cherche à se sauver, tu l’interceptes !

Sans attendre la réaction de mon collègue, je me précipitai à la suite d’Hatty et le rattrapai rapidement.

- Hey, salut. C’est toi qu’on appelle Hatty ?

Le type en question s’arrêta et me jeta un coup d’œil soupçonneux avant de hausser les épaules et de continuer son chemin.

- Attends !

Je le rattrapai de nouveau et me plaçai en travers de son chemin.

- Il parait que tu sais tout sur tout ici, et j’ai besoin d’informations.
- On t’a mal renseigné.

Et Hatty continua son chemin, une nouvelle fois. Et une nouvelle fois, je le dépassai et lui coupai la route.

- C’est dommage, qu’est-ce qu’il se passera pour toi si les autorités viennent à avoir connaissance de ton casier judiciaire et mettent la main sur toi ?

Cette réplique eut le mérite d’arrêter Hatty net. Il me jeta un nouveau regard soupçonneux, me scruta des pieds à la tête mais ne chercha pas à s’échapper, pas cette fois. Je continuai sur ma lancée.

- Vol à l’étalage, conduite sans permis, ça n’a rien de bien méchant. Mais je parierai que les flics de Géorgie feraient n’importe quoi pour te mettre la main dessus. Pas vrai Cliff ?

Cette fois, le regard d’Hatty changea du tout au tout et je compris que j’avais touché quelque chose. Il releva la tête, regarda dans ma direction, puis à gauche et à droite, comme s’il cherchait une issue de secours, un moyen de se sauver et… finis par prendre ses jambes à son cou. Il repartit dans l’autre direction, celle d’où nous arrivions, celle où McNeal attendait.

Quand Hatty s’en rendit compte, il hésita un instant, comme une souris prise au piège et fini par s’arrêter. La rue n’offrait pas d’autre possibilité pour se sauver que de passer à côté de l’un de nous, au risque de se faire arrêter, quoiqu’il arrive.

Je sortis mon insigne de ma poche et m’approchai de lui, levant les mains sen signe de « paix ».

- Tout va bien, on veut juste te poser quelques questions. On a besoin d’informations…
- Je vous dirais rien.

Je m’étais préparé à ce genre de réaction. C’était pour cela que j’avais demandé à Maya de faire des recherches sur lui et de m’envoyer son casier.

- Laisse-moi terminer. Il est évident que ces infos, on te les paiera, à notre façon.
- Comment ça ?
- Ton casier pourrait à nouveau être vierge, comme par enchantement. Bien entendu, cela te vaudra un peu plus que quelques réponses à nos questions.

Je vis McNeal tiquer du coin de l’œil. Ouais, ce marchandage n’était pas dans les règles, mais c’était tout ce que nous avions à lui offrir. Et si Hatty connaissait vraiment tout ce qu’il se passait sur les docks, comme l’avait dit le clandestin, alors il valait mieux que nous l’ayons de notre côté.

- Comment ça ?
- On t’offre la liberté et la tranquillité, tu seras sous la protection du FBI, à condition que tu gardes tes infos à notre disposition.
- Vous voulez que je devienne votre indic, c’est ça ?
- C’est ça. Alors, deal ou pas deal ?

Deal ou pas deal ?:
 
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